guyMercredi 29 Août 2018 sortira sur les écrans du Cinéma LUX (14), sur les écrans Caennais et dans toute la France le nouveau film d'Alex Lutz ""Guy" avec A lex Lutz, Tom Dingler, Pascale Arbillot.

Gauthier, un jeune journaliste, apprend par sa mère qu'il serait le fils illégitime de Guy Jamet, un artiste de variété française ayant eu son heure de gloire entre les années 60 et 90. Celui-ci est justement en train de sortir un album de reprises et de faire une tournée. Gauthier décide de le suivre, caméra au poing, dans sa vie quotidienne et ses concerts de province, pour en faire un portrait documentaire.

L'idée de départ de "Guy" est venue des réflexions sur le temps, sur la filiation, et des propres mises en abyme d'Alex Lutz : ses créations de personnages.

Selon Alex Lutz, le film est très construit. Il fallait arriver à un séquencier qu’aurait pu rédiger quelqu’un souhaitant faire un document sur Guy Jamet. Avec certaines séquences très ouvertes et d’autres contenant déjà des éléments de dialogue.

Alex Lutz a imaginé "Guy" comme une personne existant par elle-même. S’il est référencé, c’est plutôt par son époque : "Il doit y avoir une photo de lui faite par Jean-Marie Périer pour Salut les Copains. Beaucoup d’artistes de cette génération ont traversé les époques et leurs modes musicales : ils ont eu leur période engagée, leur période « funk exotique », leur « look » années 80, etc. Et ceux qu’on a vu s’éloigner de l’oeilleton médiatique, cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas continué à tourner à travers la France. Bien sûr, il est évocateur de grands artistes populaires : il y a chez lui du Herbert Léonard, du Guy Marchand, du Michel Delpech, du Julien Clerc pour certains côtés, et même du Franck Michael, qui a toujours son cortège de fans et « blinde » des salles. Je crois que chaque spectateur fera sa cuisine là-dedans, y retrouvera quelque chose d’un ou des chanteurs qu’il aime, avec le coeur qui bat, qui pour un slow, qui pour l’artiste favori de sa mère… J’ai toujours été touché par ce que Sylvie Joly appelle les « petits choses dérisoires ». Comme ces refrains qu’on entonnera peut-être lors d’un mariage. Derrière ce refrain, il y a une vie, un homme, un compositeur, une équipe, un arrangeur, un pianiste, et aussi un divorce, un cancer, etc.", analyse le réalisateur.

A noter que Alex Lutz sera au Cinéma LUX (14) pour une rencontre avec le public après la projection de son film, le Jeudi 13 Septembre 2018 à 20H30.

Voici la bande-annonce du film.

Emmanuel GOUIX.